& Patrimoine
Chers lecteurs,
L’été 2026 s’ouvre sur une actualité patrimoniale dense : le Livret A remonte à 1,70 % dès le 1er août, la BCE a relevé ses taux en juin pour contenir une inflation revenue à 3,2 %, et les marchés obligataires offrent à nouveau des opportunités concrètes. Dans ce contexte de normalisation monétaire, les arbitrages entre produits d’épargne méritent d’être revisités. Ce deuxième numéro de Newsletter & Patrimoine fait le point sur les mouvements clés du moment et les leviers à actionner avant la rentrée.
La Réserve fédérale américaine maintient une posture hawkish et repousse la première baisse de taux à fin 2026. En Europe, la BCE évoque un assouplissement conditionnel si la désinflation se confirme. Dans cet environnement, les arbitrages entre sécurité et performance méritent d’être revisités.
C’est officiel depuis le 15 juillet : le taux du Livret A passera à 1,70 % au 1er août 2026, contre 1,50 % depuis février. Une hausse mécanique liée à la reprise de l’inflation au premier semestre (moyenne de 1,6 %). Le LEP, lui, devrait être relevé à 2,80 % voire 3 %, restant le placement réglementé le plus performant pour les éligibles.
Malgré cette revalorisation, le Livret A reste en dessous de l’inflation (2,4 % en mai 2026), ce qui signifie une perte de pouvoir d’achat réelle pour l’épargnant. Il conserve son rôle de poche de précaution liquide, mais ne doit pas constituer le cœur d’une allocation patrimoniale. À comparer notamment avec les fonds euros boostés qui affichent jusqu’à +1,50 % de bonus sur les versements 2026-2027.
À noter également : le PFU (flat tax) est passé à 31,4 % en 2026 suite à la hausse de la CSG à 18,6 %. Tous les placements fiscalisés (CAT, PEL post-2018, CTO) voient leur rendement net diminuer. Les livrets réglementés (Livret A, LEP, LDDS) restent quant à eux totalement exonérés.
Avec une BCE redevenue restrictive et une inflation résistante, les stratégies ne peuvent plus être construites autour d’un seul critère de rendement. Voici les quatre pistes prioritaires à explorer selon votre profil.
- 1 Assurance-vie : profiter des boosts fonds euros — Plusieurs assureurs proposent des majorations exceptionnelles allant jusqu’à +1,50 % sur les versements réalisés en 2026 et 2027, portant certains contrats à plus de 4 % brut. L’assurance-vie conserve aussi l’avantage de prélèvements sociaux à 17,2 % (contre 18,6 % pour la plupart des placements fiscalisés).
- 2 Obligations à échéance : fenêtre d’opportunité — La hausse récente des taux offre des opportunités concrètes sur les obligations à échéance (fonds datés). Pour les profils prudents à équilibrés, c’est un moyen de cristalliser un rendement supérieur à 4 % sur 3-5 ans, dans un cadre lisible et sécurisé.
- 3 SCPI : sélectivité avant tout — La sélection doit désormais intégrer liquidité, retraits en attente, cohérence prix de part / valeur de reconstitution, et gouvernance. Les SCPI de bureaux diversifiées géographiquement et les SCPI thématiques (santé, logistique) restent les plus défensives.
- 4 PER : attention aux nouvelles règles post-70 ans — La loi de finances 2026 supprime la déductibilité fiscale des versements effectués après 70 ans. En revanche, le report des plafonds non utilisés est étendu de 3 à 5 ans, offrant davantage de souplesse pour les contribuables ayant eu des années de revenus modestes.